Généalogie juive

Famille juive


Brève histoire des juifs en France et personnalités juives de la collection de Paris

L’histoire des juifs en France est ponctuée par de nombreux troubles. Leur présence remonte à l’Antiquité mais c’est au Moyen-Age que leur communauté se développe comme en témoignent les rues aux juifs ou juiveries dans de nombreuses villes de France. Ces communautés peinent à trouver leur place, le port de la rouelle (petit insigne de couleur jaune) comme signe distinctif se généralise sous Saint Louis...

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Généalogie juive : plus de 7 millions de données généalogiques juives enfin rassemblées sur un seul site

Grâce à un partenariat avec les principales organisations œuvrant pour la mémoire et l’histoire des familles juives, Ancestry a rassemblé au sein de la plus large base de données généalogique juive mondiale disponible en ligne, plus de 7 millions de documents, issus de 14 nations différentes et couvant plus de 350 années d’histoire, et ceci gratuitement. Une occasion unique pour les personnes à la recherche de leurs racines juives de retrouver leurs ancêtres plus aisément que jamais.

Selon la religion juive, les événements familiaux ne sont pas consignés dans des registres religieux conservés à la synagogue. Si la méthode d’attribution des noms juifs ainsi que les inscriptions sur les pierres tombales juives fournissent des éléments de réponse précieux, il est néanmoins nécessaire de passer par une recherche de documents civils pour toute généalogie juive. Cette recherche est d’autant plus complexe que les populations juives ont connu d’intenses déplacements au cours des siècles précédents. Regroupant des documents de 14 pays différents, la Collection Généalogique Juive accessible gratuitement sur Ancestry simplifie la recherche de vos ancêtres juifs.

Généalogie juive en France : 60% de la population juive en France vit à Paris à la fin du 19ème siècle

En parallèle du lancement de sa collection internationale juive, Ancestry grâce à sa Collection de Paris, offre une opportunité unique à ses utilisateurs de retrouver un ancêtre juif ayant vécu en France au 19ème siècle. A partir de la Révolution, les juifs trouvent en effet en France des conditions favorables à leur intégration à la nation grâce à un processus législatif entamé en 1790, s’achevant vers 1808 sous Napoléon : les juifs français sont ainsi les premiers d’Europe à accéder officiellement à l’égalité des droits civiques avec leurs concitoyens chrétiens (période qualifiée « d’émancipation des juifs »). C’est dans ce contexte que la population juive de Paris connait une véritable explosion en 100 ans : si en 1789 on ne compte ainsi que 500 juifs à Paris, ils franchissent le seuil des 10 000 en 1850 pour atteindre le nombre de 42 000 en 1900. A cette date, si la population de la capitale ne représente que 7,1% de la population totale française, elle représente jusqu’à 59% de la population juive vivant en France (en 1930, 175 000 juifs vivent à Paris, soit presque 78% de la population juive en France habitant la capitale). La très grande majorité des documents historiques de la Collection de Paris concernant la période 1860-1907, vous avez une très forte probabilité de retrouver vos ancêtres juifs ayant vécu en France à la fin du 19ème siècle dans cette collection. N’hésitez pas à consulter cette collection à la recherche de vos ancêtres juifs !

Personnalités juives présentes dans la collection de Paris :

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  • Sarah Bernhardt
    Sarah Bernhardt
  • Léon Blum
    Léon Blum
  • Emile Durkheim
    Emile Durkheim
  • Marcel Proust
    Marcel Proust
  • James de Rothschild
    James de Rothschild


Ashkénazes ou Sépharades ?

On distingue deux communautés juives en Europe, en fonction de l’origine géographique des familles Les Sépharades sont les descendants des juifs expulsés d’Espagne en 1492. Mais ce nom désigne aujourd’hui plus généralement tous les juifs originaires du bassin méditerranéen et d’Orient. Leur langue est le judéo-espagnol ou le judéo-arabe...

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La formation des noms de familles juives en France

L’histoire des noms juifs est à part en raison de leur récente formation. Dans la communauté, les juifs ne portaient pas de nom de famille et se désignaient par leur prénom suivis du prénom de leur père, on trouvait ainsi une multitude de Moïse ben Salomon (Moïse fils de Salomon)...

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Cohen et Lévy : pourquoi sont-ils les plus répandus?

Certains noms peuvent être considérés comme juifs avec quasi-certitudes, il s’agit des patronymes Cohen et Levy ainsi que leurs variantes. Ces noms de famille sont fortement répandus dans la communauté juive en raison sans doute du caractère religieux de leur origine...

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Brève histoire des juifs en France et personnalités juives de la collection de Paris

L’histoire des juifs en France est ponctuée par de nombreux troubles. Leur présence remonte à l’Antiquité mais c’est au Moyen-Age que leur communauté se développe comme en témoignent les rues aux juifs ou juiveries dans de nombreuses villes de France. Ces communautés peinent à trouver leur place, le port de la rouelle (petit insigne de couleur jaune) comme signe distinctif se généralise sous Saint Louis. Durant cette période les juifs de France connaissent des vagues de violence jusqu’aux grandes expulsions de 1394.

Juifs au Moyen-âge
Photo: Juifs au Moyen-âge

Les juifs sont très peu nombreux dans la France de l’Ancien Régime, répartis dans cinq régions principales ; l’Alsace-Lorraine, Avignon, le Comtat Venaissin et les villes de Bordeaux et Bayonne, ils ne comptent d’ailleurs que quelques dizaines de milliers de personnes. Deux vagues d’immigration vont accroître la population juive aux cours des 17ème et 18ème siècles. La première voit l’arrivée des « marranes » ou juifs secrets du Portugal, chassés par l’inquisition qui s’installent dans le sud Ouest de la France où ils bénéficient d’un statut particulier leur permettant de développer des affaires fleurissantes à travers toute l’Europe depuis le port de Bordeaux. La seconde vague se déroule après les massacres de Chmeilnicki en 1648. Après ces événements, pour la première fois depuis les expulsions de 1394, les juifs fuyant l’Ukraine et la Pologne sont autorisés officiellement à s’installer dans le Nord Est de la France.

A la fin de la Révolution, les juifs obtiennent finalement la citoyenneté française : l’ascension sociale de nombreuses familles juives se traduit par une forte émigration vers Paris. La communauté dans son ensemble souscrit avec enthousiasme aux nouvelles normes et valeurs républicaines. Les juifs occupent désormais des postes dans la vie politique, sociale et artistique du pays comme en témoigne la liste des célébrités présente dans la Collection de Paris (Léon Blum, Marcel Proust, Emile Durkheim, Henri Bergson, Jacques Offenbach, Sarah Bernhardt, familles Rothschild et Pereire, Marie Sklodowska-Curie, Alfred Dreyfus, Ludovic Halévy, Osiris Iffla, Nissim de Camondo).

Enfants juifs polonais
Photo: Enfants juifs polonais

La défaite de 1870 et l’annexion de l’Alsace signifie le transfert pur et simple de la deuxième communauté juive du pays vers l’Allemagne : des milliers de juifs d’Alsace et de Lorraine refusant d’intégrer l’Empire Allemand décident de rejoindre Paris pour s’y installer. Par ailleurs, cet exode s’accompagne d’une forte vague d’immigration polonaise dans la capitale, commencée en 1863 après l’échec de la dernière insurrection en Pologne : des milliers de polonais dont un tiers de juifs gagnent la France et plus particulièrement Paris. L’entre-deux-guerres marque l’apogée de l’immigration polonaise qui atteint en 1931 près de 500 000 individus, soit la population étrangère la plus importante après les italiens.

Cette arrivée massive de juifs étrangers ne va pas sans poser problème à la population juive française qui redoute un regain d’antisémitisme. C’est dans cette atmosphère que l’affaire Dreyfus éclate. La montée de l’antisémitisme en France ne peut s’expliquer par le nombre de juifs qui représente seulement 80 000 personnes à l’époque sur les 38 millions d’habitants que compte la France mais plutôt par le fait qu’ils occupent dans la capitale parisienne des postes importants et jouent un rôle économique influent. Les décennies suivantes sont marquées par une augmentation considérable de l’antisémitisme partout en Europe. En France 300 000 juifs vivent sous le gouvernement de Vichy. On considère qu’un quart de la population juive française a été exterminée lors de l’Holocauste.

Ashkénazes ou Sépharades ?
Groupe de juifs Ashkénazes
Photo: Groupe de juifs Ashkénazes

On distingue deux communautés juives en Europe, en fonction de l’origine géographique des familles Les Sépharades sont les descendants des juifs expulsés d’Espagne en 1492. Mais ce nom désigne aujourd’hui plus généralement tous les juifs originaires du bassin méditerranéen et d’Orient. Leur langue est le judéo-espagnol ou le judéo-arabe.

Les Ashkénazes sont les juifs originaires d’Europe centrale. Ils parlent le yiddish, mélange d’allemand et d’hébreu. Les Ashkénazes se sont principalement installés en France au XIXe siècle, pour fuir les persécutions qu’ils subissaient.

La formation des noms de familles juives en France

L’histoire des noms juifs est à part en raison de leur récente formation. Dans la communauté, les juifs ne portaient pas de nom de famille et se désignaient par leur prénom suivis du prénom de leur père, on trouvait ainsi une multitude de Moïse ben Salomon (Moïse fils de Salomon). Cette dénomination assez anarchique mais qui répondait à une désignation ancestrale des enfants ne convenait plus aux autorités qui souhaitaient une meilleure intégration de cette communauté.

En 1808, l’Empereur Napoléon oblige donc les juifs à prendre un nom de famille facilitant par la même occasion la conscription. Suite au décret de Bayonne, les juifs de France doivent se rendre dans leur mairie afin d’inscrire dans des registres leurs noms et prénoms. Ces registres conservés dans les archives départementales représentent l’une des plus importantes sources généalogiques pour l’histoire des familles juives.

Le choix du nom de famille doit s’effectuer en moins de trois mois, c’est dans l’urgence qu’une grande majorité de juifs adopte le plus souvent le prénom de leur père ou un nom à valeur religieuse (Lévy ou Cohen), parfois ils choisissent leur lieu d’origine ou un ancien surnom déjà porté par la famille comme Rothschild du nom d’une enseigne de commerce « Zum roten Schild » signifiant « écusson rouge » en français, qui surplombait la petite maison étroite qu’ils occupaient en Allemagne.

Cohen et Lévy : pourquoi sont-ils les plus répandus?
Instruction religieuse d’un jeune juif par un rabbin

Certains noms peuvent être considérés comme juifs avec quasi-certitudes, il s’agit des patronymes Cohen et Levy ainsi que leurs variantes. Ces noms de famille sont fortement répandus dans la communauté juive en raison sans doute du caractère religieux de leur origine. Les Cohanim étaient des prêtres et leur fonction se transmettait de père en fils, c’est pourquoi on retrouve en France des Cohen mais aussi des Cahen, Caen ou des variantes comme Cohn ou Kahn. Les lévy étaient des serviteurs de dieux, on peut aussi l’écrire parfois Loewy. Ces deux noms sont d’ailleurs tellement répandus qu’ils arrivent ex aequo en troisième position au palmarès des noms les plus courants dans l’annuaire des abonnés au téléphone parisien.

Personnalités juives présentes dans la collection de Paris
Sarah Bernhardt

Sarah Bernhard (née en septembre 1844 et décédée en mars 1923) est souvent considérée comme la plus grande tragédienne du XIXe siècle, également actrice de cinéma muet. Victor Hugo lui accorde le titre de « Divine Sarah » et elle va même jusqu’à diriger son propre théâtre, fait notable compte-tenu du rôle des femmes dans la société française à cette époque. On la retrouve sur le ban de mariage de son fils Maurice qui se marie en décembre 1887.

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Personnalités juives présentes dans la collection de Paris
Léon Blum

Léon Blum, (né en avril 1872 et décédé en mars 1950) est un homme politique qui fut 3 fois président du conseil (chef du gouvernement français), en 1936, 1938 et 1948. Il est célèbre pour son rôle pendant le Front Populaire de 1936 et les réformes qu’il y a mises en place (notamment les congés payés). On retrouve son ban de mariage avec Mary Adèle Bloch, le 2 février 1896, à la mairie du 6ème arrondissement de Paris.

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Personnalités juives présentes dans la collection de Paris
Emile Durkheim

Emile Durkheim (né en avril 1858 et décédé en novembre 1917), est considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie moderne. Refusant de devenir rabbin alors que ses ancêtres le sont depuis 8 générations, il préfère embrasser une carrière d’intellectuel avant d’instaurer une nouvelle discipline scientifique, la sociologie, faite de « méthode et objectivité ». On retrouve le ban de son mariage avec Louise Julie Dreyfus, publié le 18 septembre 1887 à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.

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Personnalités juives présentes dans la collection de Paris
Marcel Proust

Marcel Proust (de son vrai nom Valentin Louis Georges Marcel Proust), né le 10 juillet 1871 à Paris est aujourd’hui l’écrivain français le plus traduit et diffusé dans le monde, notamment grâce à son œuvre en sept volumes A la Recherche du Temps Perdu dont le Tome 2, A l’ombre des jeunes filles en fleurs reçoit le prix Goncourt en 1919. Décédé le 18 novembre 1922, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise. On retrouve le ban de mariage de ses parents, Achille Proust et Jeanne Weill le 21 août 1870 à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.

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Personnalités juives présentes dans la collection de Paris
James de Rothschild

James de Rothschild (né en 1792 et décédé en 1868) est l’un des 5 fils de Mayer Amshel fondateur de la dynastie banquière des Rothschild. James, au même titre que ses frères missionnés pour développer la banque familiale dans l’une des capitales européennes, crée la branche Rothschild en France en 1815. On retrouve les actes de naissance de 4 de ses 5 enfants : Charlotte (1825), Mayer Alfonse (1827), Gustave (1829), Salomon (1835).

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