Suivez la trace des émigrés français partis en territoire anglo-saxon. N’hésitez pas à découvrir la liste de ces passagers partis pour une vie meilleure. Retrouvez vos ancêtres ayant émigré et découvrez peut-être le chainon manquant qui vous relie à vos cousins éloignés. Profitez de cette inestimable source d’information pour redécouvrir des pans entiers de l’histoire de l’émigration française en dépit des âges et des frontières.
Les français occupent une place à part parmi les immigrants non anglophones aux Etats-Unis. On retrouve la trace de 1 740 000 d’entre eux dans les recensements, les listes de passagers, les demandes de passeports et dans des archives militaires récentes.
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Concentrée à l’époque moderne au début de la Révolution Française, l’émigration vers l’Angleterre se renforce tout au long du 19eme siècle. On retrouve près de 200 000 de ces français émigrés dans les recensements britanniques d’Ancestry.
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L’histoire du Canada est étroitement liée à l’arrivée de migrants français. Les recensements vous permettront de retracer l’émigration récente d’environ 100 000 français au 19ème siècle.
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Présents dans des collections beaucoup plus restreintes mais à portée historique notable ou tragique, voici les traces de quelques milliers de français au destin singulier.
Alors que les collections étrangères sont accessibles habituellement avec un abonnement Monde, vous pouvez obtenir tous les détails des français émigrés présents dans ces collections avec votre seul abonnement France. Il suffit juste d’indiquer "France" dans le champs "naissance" du formulaire de recherche (cf. copie d’écran ci-dessous).

Vous pouvez soit utiliser les formulaires de recherché pré-formatés ci-contre ou chercher collection par collection (liste complète ci-dessous). Important : le champs « origine » de certaines listes de passagers ne permet pas la recherche d’émigrés français, seul le champs « naissance » est valide.
Créez votre arbre, entrez votre nom et celui de vos parents. Ancestry, recherchera automatiquement dans les millions d’arbres généalogiques de ses membres pour vous aider à y trouver des correspondances et compléter votre arbre.
Les Huguenots : un premier courant d’immigration huguenot s’organise à partir de la seconde moitié du 16ème siècle. Une majorité des protestants qui s’installent en Nouvelle-France et aux Antilles sont originaires de La Rochelle ou de Dieppe. A la révocation de l’Edit de Nantes, cette immigration s’intensifie, en particulier vers les colonies anglaises d’Amérique, notamment en Caroline du Sud où les réfugiés jouent un rôle significatif dans le développement des plantations. Une autre partie s’installe à la Nouvelle-Amsterdam (actuelle ville de New York) et dans le Massachussetts. Ces réfugiés viennent principalement de l’Aunis (Ré, La Rochelle), de la Saintonge, du bas et moyen Poitou et de la Marennes ; ils sont rapidement assimilés aux colons britanniques.
Les français de Nouvelle-France : Commencée à la fin du 17ème siècle par l’exploration du Mississipi depuis le Québec, l’émigration française dans la partie américaine de la Nouvelle-France ne débute vraiment qu’au début du 18ème siècle. Texas, Kansas, Alabama, Louisiane... plusieurs états américains témoignent dans leur histoire de l’influence des premiers colons français qui y fondèrent des villes devenues importantes (Saint-Louis, Detroit, Baton-Rouge, La Nouvelle Orléans). Même si elle n’est que faiblement peuplée, la Nouvelle-France va représenter, au milieu du 18ème siècle, jusqu’à 20% du territoire américain actuel, des Grands Lacs jusqu’au Golfe du Mexique. S’y développent, notamment dans les villes de Basse-Louisiane, d’importantes communautés de Français jouant un rôle essentiel au niveau local, au moins jusque dans les années 1850 (on les retrouve dans le premier recensement fédéral de 1850). A la fin du 18ème siècle, et en dépit de la vente de la Louisiane par Napoléon en 1803 pour financer la levée de son armée impériale, cette présence française est renforcée par l’arrivée de nouveaux émigrés d’Acadie, de métropole fuyant la révolution française, des Antilles et de Saint-Domingue (notamment les réfugiés chassés entre 1789 et 1806). Depuis longtemps assimilés à la nation américaine, ces émigrés français ont néanmoins laissé une trace que l’on retrouve notamment dans la persistance du français créole et acadien en Louisiane.
La Californie est un troisième important bassin d’immigration française, plus tardif : entre 1770 et 1848, un premier courant d’immigration de la France vers la Californie se développe. Issus du Béarn, de la Bretagne (marins, tisserands...) ou encore de la Gironde (artisans du bois, éleveurs de vigne), ces français s’installent en Californie pour la promesse d’une vie moins rude et contribuent ainsi à la mise en valeur de ce territoire au début du 19ème siècle. A partir de 1848, avec le début de la ruée vers l’or et alors qu’en France on assiste au début d’un exode rural massif, les mines américaines attirent entre 20 à 25 000 français. La communauté française de San Francisco s’organise autour du quartier français (french town) et Los Angeles devient « aussi française que la Nouvelle Orléans ». A partir de 1871, alors que l’Alsace-Lorraine est cédée à l’Allemagne, la deuxième génération des pionniers français ainsi que l’arrivée d’une nouvelle vague de migrants contribueront au boom démographique des années 1880. Ces français viennent principalement des provinces d’Alsace et Lorraine et des régions de montagnes : Hautes-Alpes, Pyrénées-Atlantiques (Béarn et Pays basque) et Aveyron (Massif central).
Dans la période moderne, un important mouvement migratoire vers l’Angleterre commence au début de la Révolution française où une partie significative de la noblesse et de l’élite ecclésiastique fuit le nouveau régime, la perte des privilèges ou l’instauration de la constitution civile. Ces émigrés se fixent à Londres, dans le sud du Pays (Southampton) ou dans les îles anglo-normandes (Guernesey et Jersey). Une partie d’entre eux rentrera en France en 1814 à la Restauration mais certains restent outre Manche. Dans les îles anglo-normandes, on assiste à un renforcement de l’émigration de bretons et normands sur Jersey en vue de développer l’activité agricole à partir de 1850. A partir de 1871, un nombre important d’Alsaciens et de Lorrains arrivent également en Angleterre, soit pour s’y installer définitivement, soit avant de repartir pour l’Amérique du Nord. Une étude récente montre que 5% de la population britannique actuelle a des ancêtres originaires de France, soit plus de 3M de britanniques.
Organisée il y a plus de 400 ans avec l’arrivée des premiers navires et régiments du Roi, la colonisation de cette région par des français est ininterrompue entre le début du 17ème et la fin du 18ème siècle. L’organisation du pays sous administration royale française et contrôle religieux catholique explique la présence considérable de documents d’archives, registres paroissiaux et actes notariés disponibles sur cette région, comme en témoigne la grande richesse de la collection franco-canadienne Drouin. Plus récents, les recensements vous permettront de retracer l’émigration plus tardive des français au 19ème siècle. A ces archives s’ajoutent également quelques 50 000 noms apparaissant dans des documents d’immigration entre le Canada et les Etats-Unis entre 1865 et 1956. Avec la collection Drouin et la collection des français du Canada, vous disposez sur Ancestry.fr de la base de données la plus complète en ligne sur la présence française au Canada, du 16ème siècle à nos jours.